Évaluation de la sécurité des médicaments homéopathiques : le paradoxe d’Adonis vernalis et le « piège d’analyse » lié à l’usage de pharmacopées différentes
Source : Journal of Applied Toxicology, 2020 Nov;40(11):1454-1466 · PMID 32618363 · Type : analyse de sécurité · (abstract seul)
Objectif
Les agences réglementaires doivent garantir la sécurité, pour l’utilisateur final, des médicaments homéopathiques d’origine botanique préparés à partir de matières premières diluées, y compris lorsqu’elles proviennent de plantes toxiques. Pour les produits homéopathiques issus de plantes, l’évaluation doit tenir compte des caractéristiques propres de l’extrait et des molécules qui le composent, même dilué. L’article prend le cas d’Adonis vernalis, plante toxique, pour illustrer les difficultés de cette évaluation.
Méthodes
L’auteur analyse le processus d’évaluation du risque. L’identification et la quantification des molécules toxiques y jouent un rôle crucial, car elles permettent une évaluation toxicologique complète dans une perspective réglementaire. Or des résultats différents peuvent être obtenus selon les approches et les références retenues au sein d’un même cadre réglementaire : méthodes de préparation, essais et analyses réalisés conformément à des pharmacopées de référence différentes.
Résultats
L’abstract seul ne fournit pas de valeurs chiffrées. Il établit que l’ensemble de ces facteurs (préparations, dosages, pharmacopées de référence distinctes) peut introduire un biais dans l’évaluation de la sécurité. Le résultat paradoxal obtenu pour l’Adonis vernalis homéopathique en est l’illustration et souligne la nécessité de prudence.
Conclusion
Le cas d’Adonis vernalis démontre l’importance de prendre en compte la méthode analytique lors de l’évaluation de tout médicament ou complément à base de plantes : rechercher la quantité totale de substances toxiques constitue une bonne approche. (Contenu limité à l’abstract ; le corps complet de l’article n’était pas disponible.)