Agripaume cardiaque : effets analgésiques chez la souris (formol, retrait de la queue, plaque chauffante)
Source : PMCID PMC4897125 — International Scholarly Research Notices (2014), DOI 10.1155/2014/687697 Type : Étude pharmacologique in vivo (souris)
Objectif
Évaluer l’effet antinociceptif (analgésique) d’un extrait alcoolique des parties aériennes d’agripaume cardiaque (Leonurus cardiaca L.) sur la souris, à l’aide de trois tests de douleur : test au formol, test de retrait de la queue (tail flick) et test de la plaque chauffante (hot plate).
Méthodes
Extrait éthanolique des parties aériennes (éthanol 96 % puis 70 %, concentré sous vide). Souris NMRI réparties en groupes (n = 6). Administration par voie intrapéritonéale 30 min avant les tests, aux doses de 125, 250 et 500 mg/kg. Témoin négatif : sérum physiologique ; témoin positif : morphine 10 mg/kg. Test au formol (injection sous-cutanée dans la patte, phase précoce 0–5 min et phase tardive inflammatoire 15–45 min), test de retrait de la queue (chaleur radiante, latence à 30/45/60/75/90 min) et test de la plaque chauffante (55 ± 1 °C). Analyse par ANOVA.
Résultats
Test au formol : en phase précoce, l’analgésie maximale s’observe à 500 mg/kg (p < 0,01 vs témoin), comparable à la morphine 10 mg/kg. En phase tardive (inflammatoire), c’est la dose de 250 mg/kg qui montre le plus d’effet (p < 0,05), comparable à la morphine.
Test de retrait de la queue : activité antinociceptive significative et dose-dépendante. La dose de 500 mg/kg augmente l’effet à 30, 45, 60 et 75 min ; effet significatif à 45 et 60 min pour les doses 125 et 250 mg/kg.
Test de la plaque chauffante : l’agripaume à 500 mg/kg augmente significativement le temps de réaction à 45 et 60 min (p < 0,05) puis 75 et 90 min (p < 0,01). La morphine augmentait la latence de 30 à 120 min.
L’effet sur la phase précoce (surtout centrale) n’apparaît qu’à la dose maximale (500 mg/kg) ; les auteurs l’attribuent à un possible facteur pharmacocinétique (passage de la barrière hémato-encéphalique seulement à forte dose).
Conclusion
L’extrait éthanolique d’agripaume possède des propriétés analgésiques chez la souris, faisant intervenir des mécanismes inhibiteurs à la fois périphériques et centraux. Cela fournit une base rationnelle à son usage traditionnel contre la douleur et l’inflammation. Les auteurs appellent à isoler les constituants actifs et à préciser le mécanisme.