Agripaume cardiaque — potentiel immunomodulateur vis-à-vis des cellules endothéliales et des plaquettes
Source : Innate Immun. 2017 Apr;23(3):285-295. — PMID 28142301 Type : Étude expérimentale in vitro (HUVEC, plaquettes) (abstract seul)
Objectif
L’activité immunomodulatrice d’un extrait riche en polyphénols d’agripaume cardiaque (Leonurus cardiaca L., LCE) a été testée in vitro sur des cellules endothéliales de veine ombilicale humaine (HUVEC), afin d’explorer son intérêt thérapeutique potentiel dans le traitement des lésions inflammatoires.
Méthodes
La composition phytochimique du LCE, son activité antioxydante et cytotoxique, ainsi que son influence sur la sécrétion de NO et de facteur d’activation plaquettaire (PAF) par les HUVEC et sur l’agrégation plaquettaire ont toutes été évaluées.
Résultats
La teneur totale en polyphénols du LCE atteignait 137,0 ± 0,8 mg/g, les dérivés de l’acide hydroxycinnamique étant les composés phénoliques prédominants. Le LCE a montré une capacité antioxydante, toutefois 13 à 16 fois inférieure à celle de l’acide ascorbique. L’extrait n’était pas cytotoxique jusqu’à une concentration de 4500 µg/mL et n’a pas présenté d’activité pro-apoptotique. Le LCE a augmenté significativement la production de NO dans les HUVEC de façon concentration-dépendante, et a entraîné l’inhibition de la sécrétion de PAF induite par le peptidoglycane staphylococcique. À la concentration de 100 µg/mL, l’extrait a réduit significativement l’agrégation plaquettaire en présence d’acide arachidonique.
Conclusion
Ces données in vitro démontrent le potentiel immunomodulateur du LCE, qui pourrait être bénéfique pour prévenir le développement de lésions inflammatoires difficiles à traiter au sein de tissus chroniquement infectés.