Effet antimicrobien d’un bain de bouche à base d’ail sur les micro-organismes buccaux liés à la carie : revue systématique et méta-analyse
Référence : Archives of Oral Biology 2026. — PMID 41485319 · DOI 10.1016/j.archoralbio.2025.106495 Type : meta-analyse · Plante : Ail cultive · Propriété → Antimicrobien Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract. Appels [n] omis ; résultats conservés.
Résumé
Objectif : Cette revue systématique et méta-analyse (RSM) a étudié le potentiel de l’ail (Allium sativum) contre les micro-organismes buccaux cariogènes.
Méthodes : La RSM a été conduite selon les recommandations PRISMA et enregistrée dans PROSPERO (CRD420251133140). Les essais cliniques randomisés (ECR) évaluant l’ail ou des composés dérivés de l’ail sur les micro-organismes buccaux cariogènes ont été inclus. Une recherche documentaire a été réalisée dans les principales bases de données scientifiques. Les méta-analyses ont été effectuées à l’aide du logiciel RevMan, avec la différence moyenne standardisée (DMS) comme mesure d’effet, et un modèle à effets aléatoires a été appliqué avec des intervalles de confiance à 95 %. Le risque de biais a été évalué à l’aide de l’outil Cochrane, et le niveau de certitude des preuves a été gradé selon l’approche GRADE.
Résultats : Neuf ECR ont satisfait aux critères d’inclusion, évaluant principalement S. mutans, suivi de Lactobacillus spp. et de C. albicans. Tous les essais inclus utilisaient des bains de bouche à base d’ail comme intervention et ont montré de façon constante une activité antimicrobienne significative. En méta-analyse, comparé à la chlorhexidine, l’ail a réduit S. mutans à 1 semaine (DMS = -0,73, IC à 95 % = -1,39 à -0,07, I² = 73 % ; p = 0,03), a eu un effet légèrement moindre à 2 semaines (DMS = 1,27, IC à 95 % = 0,09-2,44, I² = 90 % ; p = 0,03), et n’a montré aucune différence à 1 mois (DMS = -0,54, IC à 95 % = -2,78-1,70, I² = 96 % ; p = 0,64). Comparé au fluorure de sodium, il a démontré une activité supérieure à 2 semaines (DMS = -0,79, IC à 95 % = -1,22 à -0,36, I² = 0 % ; p = 0,0003). La plupart des études présentaient un faible risque de biais, et le niveau de certitude des preuves a été jugé faible.
Conclusions : Les bains de bouche à base d’ail montrent une activité antimicrobienne significative contre les micro-organismes cariogènes, ce qui étaye leur potentiel en tant que stratégie phytothérapeutique de contrôle du biofilm. Toutefois, les preuves restent limitées, ce qui démontre la nécessité d’essais cliniques supplémentaires de haute qualité pour confirmer l’efficacité à long terme.