Ail et risque de cancer gastro-intestinal : revue systématique et méta-analyse
Référence : Oncology Letters 2022. — PMID 35222725 · DOI 10.3892/ol.2022.13245 Type : meta-analyse · Plante : Ail cultive · Propriété → Cancer Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract. Appels [n] omis ; résultats conservés.
Résumé
Le cancer gastro-intestinal est l’un des types de cancer les plus fréquemment diagnostiqués dans le monde, avec des millions de cas chaque année. L’objectif de cette revue était d’étudier la relation entre la consommation d’ail et la réduction du risque de cancer gastro-intestinal. Nous avons réalisé une exploration exhaustive des données de diverses bases publiques, dont PubMed, Embase et la Cochrane Library, à l’aide de termes-clés tels que : « garlic » (ail), « allium », « stomach » (estomac), « gastric » (gastrique), « colon », « neoplasms » (néoplasmes), « cancer » et « tumor » (tumeur). Nous avons en outre identifié des références supplémentaires par une curation manuelle réalisée par des experts. Enfin, une méta-analyse a été menée afin de déterminer si la consommation d’ail réduit le risque de cancer gastrique et/ou colorectal.
L’association entre la consommation d’ail et la réduction du risque de cancer gastrique était nette [odds ratio (OR) = 0,65, intervalle de confiance (IC) à 95 % = 0,49-0,87, P < 0,001]. Neuf études portant sur la consommation d’ail et le cancer colorectal ont montré que l’ail réduisait le risque de cancer de façon statistiquement significative (OR = 0,75, IC à 95 % = 0,65-0,87, P < 0,001).
Nous avons résumé que quatre principaux sulfures organiques de l’ail — le disulfure de diallyle (DADS), le trisulfure de diallyle (DATS), la S-allylmercaptocystéine (SAMC) et l’allicine — pourraient contribuer à la régulation de l’apoptose des cellules tumorales, de leur migration et du cycle cellulaire. Nous avons identifié l’association entre la consommation d’ail et la réduction du risque de cancers gastrique et colorectal, et émis l’hypothèse que les principes actifs de l’ail pourraient agir sur de multiples voies pour réduire le risque de tumeurs gastro-intestinales, d’après les travaux publiés. Point important, l’effet potentiellement préventif de ces composants de l’ail vis-à-vis des tumeurs justifie des recherches complémentaires sur le mécanisme spécifique des activités antitumorales sous-jacentes.