Effets de la supplémentation en ail sur le stress oxydatif et la capacité antioxydante : revue systématique et méta-analyse d’essais contrôlés randomisés

Référence : Phytotherapy Research 2021. — PMID 33484037 · DOI 10.1002/ptr.7021 Type : meta-analyse de RCT · Plante : Ail cultive · Propriété → Antioxydant Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract. Appels [n] omis ; résultats conservés.


Résumé

Les données suggèrent que la supplémentation en ail pourrait avoir un effet sur le stress oxydatif en augmentant le taux d’antioxydants enzymatiques et non enzymatiques et en diminuant les enzymes pro-oxydantes. Compte tenu des incohérences entre les études, nous avons cherché à passer en revue systématiquement la littérature actuelle et à quantifier les effets de la supplémentation en ail sur le stress oxydatif.

Nous avons mené une recherche systématique dans plusieurs bases de données (Scopus, PubMed et Web of Science) afin de repérer les articles pertinents publiés avant octobre 2020. Les résultats ont été rapportés sous forme de différence moyenne standardisée corrigée du biais (g de Hedges) avec des intervalles de confiance (IC) à 95 %, à l’aide de modèles à effets aléatoires. Les tests Q de Cochrane et I² (I au carré) ont été utilisés pour déterminer l’hétérogénéité entre les études incluses.

Douze essais contrôlés randomisés (ECR) ont été inclus. Les doses d’ail variaient de 80 à 4 000 mg/jour, et la durée d’intervention se situait entre 2 et 24 semaines. La supplémentation en ail a augmenté le taux sérique de capacité antioxydante totale (TAC) (g de Hedges : 2,77, IC à 95 % : 1,37 à 4,17, p < 0,001) et de superoxyde dismutase (SOD) (g de Hedges : 13,76, IC à 95 % : 4,24 à 23,29, p = 0,004), tandis qu’elle a réduit le taux sérique de malondialdéhyde (MDA) (g de Hedges : -1,94, IC à 95 % : -3,17 à -0,70, p = 0,002). En raison des données limitées disponibles, le glutathion (GSH) n’a pas été retenu pour la présente méta-analyse. L’effet dose-réponse non linéaire de la supplémentation en ail n’a pas été observé concernant les taux sériques de TAC et de MDA (TAC : p-non-linéarité = 0,398 ; MDA : p-non-linéarité = 0,488).

La supplémentation en ail semble améliorer les taux sériques de TAC, de MDA et de SOD. Elle pourrait être utile pour réduire le stress oxydatif et les maladies qui y sont liées. De futures études, avec de grands effectifs et une durée plus longue, sont nécessaires pour confirmer ces résultats.