Alliaire officinale — activité antiradicalaire des graines : criblage de plantes écossaises

Source : Phytother Res 2007 Jul;21(7):615-21 — DOI 10.1002/ptr.2129 — PMID 17357975 — (abstract seul)

Objectif

À partir d’informations ethnobotaniques et taxonomiques, évaluer l’activité antiradicalaire (piégeage des radicaux libres) des graines de 45 espèces végétales écossaises, réparties dans 23 familles différentes.

Méthodes

Les graines, obtenues auprès de fournisseurs authentifiés, ont été extraites au n-hexane, au dichlorométhane (DCM) et au méthanol (MeOH). Les extraits ont été évalués qualitativement et quantitativement pour leur activité antiradicalaire par le test au DPPH.

Résultats

  • Les extraits méthanoliques de 37 espèces ont montré une activité antiradicalaire faible à élevée (valeurs de RC50 de 2,00 à 4,7 × 10⁻⁴ mg/mL). Alliaria petiolata (alliaire officinale), Prunus padus et Prunus spinosa comptaient parmi les extraits antioxydants les plus puissants.
  • Les extraits DCM de 17 espèces présentaient des niveaux d’activité comparables ; parmi eux, Prunus padus et Prunus spinosa étaient les plus actifs (RC50 respectifs de 2,5 × 10⁻⁴ et 5,0 × 10⁻⁴ mg/mL).
  • Les extraits au n-hexane étaient bien moins actifs que les extraits MeOH et DCM : 17 espèces, à l’exception de Glechoma hederacea (RC50 = 1,94 × 10⁻⁴), n’ont montré qu’une activité faible à modérée (RC50 de 2,00 à 8,7 × 10⁻³ mg/mL).

Conclusion

Parmi les 45 espèces criblées, l’alliaire officinale figure, avec Prunus padus et Prunus spinosa, parmi les graines aux extraits méthanoliques les plus puissamment antiradicalaires dans le test au DPPH.