Impact de la supplémentation en amande sur les biomarqueurs du stress oxydatif : revue systématique et méta-analyse
Source : Sci Rep. 2025 ;15(1):29632. — PMID 40804320 — Revue systématique et méta-analyse d’essais contrôlés randomisés (abstract seul)
Objectif
Le stress oxydatif, déséquilibre entre espèces réactives de l’oxygène et antioxydants, contribue aux maladies chroniques. L’amande, riche en vitamine E, polyphénols et graisses mono-insaturées, possède un potentiel antioxydant, mais ses effets globaux sur les biomarqueurs oxydatifs restent incertains. Évaluer l’impact de la supplémentation en amande sur ces biomarqueurs chez l’adulte.
Méthodes
Selon les recommandations PRISMA, recherche dans PubMed, Scopus et Web of Science jusqu’en janvier 2025. Ont été inclus les essais contrôlés randomisés (ECR) et croisés évaluant des biomarqueurs du statut antioxydant et oxydatif : malondialdéhyde (MDA), superoxyde dismutase (SOD), glutathion peroxydase (GPx), 8-hydroxy-2’-désoxyguanosine (8-OHdG), acide urique (AU). Risque de biais évalué par l’outil Cochrane ; modèles à effets aléatoires calculant les différences moyennes pondérées (DMP) avec IC95%. Huit études (5 ECR, 3 essais croisés ; n = 424) incluses. Enregistrement : PROSPERO CRD42025646264.
Résultats
Des doses d’amande > 60 g/jour ont significativement réduit le MDA (DMP = -0,46 ; p = 0,002), le 8-OHdG (DMP = -5,83 ; p < 0,001) et l’acide urique (DMP = -0,64 ; p = 0,009), et augmenté la SOD (DMP = 2,02 ; p = 0,008). Aucun effet sur la GPx (p = 0,270). Hétérogénéité élevée (I² = 92-96 %), reflétant la variabilité des protocoles, doses et populations.
Conclusion
La supplémentation en amande (> 60 g/jour) améliore significativement le statut oxydatif en réduisant MDA, 8-OHdG et acide urique et en renforçant l’activité de la SOD. Ces résultats soutiennent l’amande comme aliment fonctionnel dans la gestion de l’oxydation. La forte hétérogénéité souligne le besoin d’essais standardisés pour confirmer dose, durée et conditions optimales.