L’extrait aqueux des baies rouges d’androsème (Hypericum androsaemum) exerce des effets de type antidépresseur et une activité antioxydante in vivo dans un modèle murin de dépression post-AVC
Source : Nabavi SM, Nabavi SF, Sureda A, et al. Biomedicine & Pharmacotherapy, mars 2018 ; 99:290-298. DOI : 10.1016/j.biopha.2018.01.073 — PMID : 29353203 — Type : étude expérimentale in vivo (souris) (abstract seul).
Objectif
Évaluer le rôle bénéfique de l’extrait aqueux (WE) des baies rouges d’Hypericum androsaemum L. dans un modèle animal expérimental de dépression post-AVC. L’androsème (« tutsan » ou millepertuis arbustif) pousse spontanément dans la zone méditerranéenne et est cultivé comme plante ornementale pour ses capsules charnues qui virent du rouge au noir brillant en mûrissant. Il est traditionnellement utilisé dans la médecine populaire portugaise et espagnole pour traiter la dépression.
Méthodes
L’extrait aqueux a été obtenu par décoction des baies rouges d’H. androsaemum. Sa teneur en dix composés bioactifs a été déterminée par HPLC-DAD. Des tests comportementaux ont été réalisés sur un modèle murin de dépression post-AVC afin d’examiner l’activité de type antidépresseur de l’extrait à deux doses (15 et 30 mg/kg de poids corporel). L’activité antioxydante in vivo dans le cerveau de la souris a été évaluée en mesurant les activités de la catalase (CAT), du glutathion (GSH) et de la superoxyde dismutase (SOD), ainsi que les taux de TBARS (marqueurs de la peroxydation lipidique).
Résultats
L’extrait aqueux contenait des quantités significatives d’acide shikimique (110,0 g/kg), d’acide chlorogénique (56,9 g/kg), de catéchine (5,8 g/kg) et d’hyperoside (2,7 g/kg). Globalement, la dose la plus élevée d’extrait aqueux a réduit significativement les symptômes de dépression, restaurant un comportement normal et diminuant le stress oxydatif par augmentation des défenses antioxydantes endogènes.
Conclusion
Les effets protecteurs de l’extrait aqueux des baies rouges d’androsème dans la dépression post-AVC ont été démontrés in vivo pour la première fois chez la souris, en corrélation avec la capacité antioxydante de ses constituants bioactifs. Résultat expérimental animal, à ne pas extrapoler directement à l’humain.