Aneth odorant — efficacité antimicrobienne d’un gel d’aneth vs chlorhexidine sur des pathogènes parodontaux
Source : Arch Razi Inst. 2025 févr. 1;80(1):225-232. PMID : 40951559 — Type : étude in vitro (microbiologie) (abstract seul)
Objectif
La parodontite est une infection du parodonte causée par un groupe de micro-organismes spécifiques, entraînant une destruction progressive du ligament parodontal et de l’os alvéolaire. Le traitement initial repose sur le détartrage et le surfaçage radiculaire mécaniques, insuffisants pour réduire la charge bactérienne faute d’accès aux micro-organismes. L’ajout d’un agent chimiothérapeutique améliore les résultats sur les sites non répondeurs. La chlorhexidine est le traitement de référence pour l’administration locale, mais elle est associée à des effets indésirables (coloration des dents, xérostomie, formation de tartre), d’où une demande accrue de remèdes à base de plantes. L’étude compare l’activité antimicrobienne d’un gel d’Anethum graveolens à celle d’un gel de chlorhexidine contre Aggregatibacter actinomycetemcomitans (Aa), Porphyromonas gingivalis (Pg) et Fusobacterium nucleatum (Fn).
Méthodes
La CMI (concentration minimale inhibitrice) et la CMB (concentration minimale bactéricide) de l’extrait éthanolique d’A. graveolens contre les souches bactériennes de référence ATCC de Aa, Pg et Fn ont été déterminées par la méthode de dilution en bouillon et par ensemencement sur gélose au sang. L’activité antimicrobienne du gel d’A. graveolens préparé a été évaluée et comparée à celle du gel de chlorhexidine par la méthode de diffusion en puits sur gélose.
Résultats
La zone d’inhibition du gel de chlorhexidine était de 15,6 mm, 17 mm et 15,3 mm respectivement pour Aa, Pg et Fn, tandis que pour le gel d’A. graveolens elle était de 12,6 mm, 13 mm et 12 mm respectivement pour Aa, Pg et Fn. Les résultats suggèrent que le gel de chlorhexidine présentait une activité antimicrobienne légèrement supérieure à celle du gel d’Anethum graveolens contre Aa, Pg et Fn.
Conclusion
Le gel de chlorhexidine s’est montré marginalement plus efficace que le gel d’aneth ; le gel d’A. graveolens conserve néanmoins une activité antimicrobienne notable contre ces trois pathogènes parodontaux, ce qui en fait une piste d’alternative végétale à envisager.