Anthyllide vulnéraire — chalcones prénylées des racines à activité antiproliférative

Source : PMID 39964704 — DOI 10.1002/cbdv.202402634 — Chemistry & Biodiversity (Chem Biodivers), 2025 Jul;22(7):e202402634 — (abstract seul)

Titre original : « Prenylated Chalcones From Roots of Kidney Vetch (Anthyllis vulneraria L.) With Antiproliferative Activity. » — Lorenz P, Conrad J, Klaiber I, Mailänder LK, Gazafroudi KN, Stintzing FC, Kammerer DR, Ablinger C, Huber-Cantonati P.

Objectif

L’anthyllide vulnéraire (Anthyllis vulneraria L.) est une ancienne plante médicinale surtout connue en ethnomédecine. De nos jours, ses parties herbacées ne sont que rarement utilisées en phytothérapie, tandis qu’aucune application médicinale des racines n’avait été rapportée jusqu’à présent. Les auteurs ont étudié les extraits d’acétate d’éthyle (EtOAc) obtenus par partage de solvant à partir d’un extrait brut acétone/eau des racines d’A. vulneraria.

Méthodes

Les extraits ont été étudiés par HPLC-ESI-(HR)MSⁿ et par analyse GC-MS. Deux chalcones principales (23 et 24) ont été isolées des extraits d’EtOAc par plusieurs étapes chromatographiques préparatives successives. Leur structure a été déterminée à partir de données de RMN 1D et 2D. Les activités antiprolifératives de l’extrait d’EtOAc et des chalcones isolées ont été évaluées sur différentes lignées de carcinome hépatique, mammaire et thyroïdien.

Résultats

Le profil des composés était dominé principalement par des chalcones prénylées, des flavones, des isoflavones et des dérivés d’acide cinnamique. Le composé 24 a été identifié comme la substance connue kanzonol C, tandis que le 23 s’est avéré être une nouvelle chalcone. L’extrait d’EtOAc et le composé 24 ont montré la diminution la plus marquée de la viabilité cellulaire dans la lignée de carcinome mammaire MDA-MB468, avec une valeur de CI50 de 5,97 µM. Deux dérivés synthétiques du composé 24 (hexahydro- et triacétyl kanzonol, respectivement 30 et 31), le composé 23 et l’isobavachalcone 18 étaient moins actifs (CI50 > 11,7 µM).

Conclusion

Les chalcones prénylées détectées dans les racines d’A. vulneraria apparaissent comme des structures de tête (« lead structures ») prometteuses pour de futures études sur l’activité antiproliférative.