Études in vivo de cicatrisation et de docking moléculaire à l’appui de l’usage traditionnel de l’extrait aqueux d’Arisarum vulgare
Source — PMCID : PMC12605700 · DOI : 10.1002/ptr.70087 · Phytotherapy Research (Phytother Res) 2025 · Type : titre et résumé seuls (abstract seul — le corps de l’article n’était pas disponible dans la source)
Objectif
Dans la médecine traditionnelle algérienne, Arisarum vulgare O. Targ. Tozz. (Araceae), connu localement sous le nom d’« Elbgouga », est largement utilisé pour traiter l’eczéma, les plaies et les brûlures. L’objectif de cette étude était d’examiner, pour la première fois et à l’aide de techniques in vivo et in silico de docking moléculaire, les effets possibles d’un extrait aqueux d’A. vulgare assisté par ultrasons (AVAE) sur la cicatrisation des plaies.
Méthodes
Le profil phytochimique a été élucidé par analyse LC-ESI-MS/MS. Des rats albinos Wistar ont été utilisés pour évaluer la toxicité cutanée aiguë de la pommade d’AVAE et son potentiel cicatrisant (pommades à 1 %, 2 % et 5 % d’AVAE, notées AVAEO). Par des investigations in silico, TNF-α, IL-1β, MMP-9, TGF-β, VEGF et EGFR ont été examinés comme cibles thérapeutiques possibles.
Résultats
Vingt-sept composés phytochimiques, appartenant principalement à la classe des flavonoïdes et des acides phénoliques, ont été identifiés et semi-quantifiés. Le groupe traité à l’AVAEO à 5 % a montré une contraction de la plaie significativement plus importante (p < 0,001) entre le 8e et le 20e jour, par rapport aux groupes non traités et à la vaseline, sans différence statistiquement significative par rapport au groupe traité au Madecassol. En revanche, les deux doses plus faibles (AVAEO 1 % et 2 %) n’ont montré aucun effet statistiquement significatif. Les études de docking ont montré que les composés bioactifs d’A. vulgare pourraient exercer des effets thérapeutiques sur la cicatrisation en ciblant avec une forte affinité TNF-α, IL-1β, MMP-9, TGF-βR1, VEGF et EGFR, contrant ainsi l’inflammation, l’angiogenèse et le déséquilibre oxydatif, et favorisant la réparation des plaies.
Conclusion
Cette étude a démontré que l’AVAE possède des propriétés cicatrisantes in vivo, sans toxicité cutanée, tout en mettant en lumière les cibles thérapeutiques potentielles impliquées. L’extrait aqueux d’Arisarum vulgare a montré une activité cicatrisante sûre et efficace in vivo. Le docking moléculaire a soutenu le rôle de ses phytoconstituants dans la modulation de l’inflammation, de l’angiogenèse et de la régénération tissulaire, validant son usage traditionnel en Algérie.