Armoise commune — activité antiprotozoaire d’Artemisia vulgaris et Berberis vulgaris contre Leishmania major et Trichomonas vaginalis (2026)
Source PMID 41697430 · Étude in vitro · (abstract seul)
Objectif
Les infections à Leishmania major et à Trichomonas vaginalis représentent un lourd fardeau de santé mondiale, alors que les traitements actuels sont limités par la toxicité, la résistance et un accès restreint. L’étude visait à évaluer, in vitro et ex vivo, les effets antileishmaniens des extraits d’Artemisia vulgaris et de Berberis vulgaris contre L. major, ainsi que leur activité antitrichomonas in vitro contre les trophozoïtes de T. vaginalis.
Méthodes
Des extraits éthanoliques d’A. vulgaris et de B. vulgaris ont été testés contre les promastigotes de L. major, les amastigotes intracellulaires et les trophozoïtes de T. vaginalis. La viabilité des parasites a été déterminée par CellTiter-Glo®, microscopie et tests de sauvetage–transformation, et les indices de sélectivité (IS) ont été calculés. L’amphotéricine B et le métronidazole ont servi de médicaments de référence.
Résultats
Les deux extraits ont montré une faible cytotoxicité sur les macrophages THP-1 (A. vulgaris CC50 = 465,2 µg/mL ; B. vulgaris = 357,7 µg/mL). Contre L. major, B. vulgaris s’est révélé plus puissant (CI50 = 76,8 µg/mL ; IS = 4,7 pour les amastigotes) qu’A. vulgaris (CI50 = 179,7 µg/mL ; IS = 2,6). Les deux extraits ont réduit la charge parasitaire intracellulaire de façon dose-dépendante, atteignant une clairance complète à des concentrations non cytotoxiques (≥ 300 µg/mL). Sur T. vaginalis, ils ont induit une inhibition concentration-dépendante, avec des CI50 de 68,9 µg/mL (B. vulgaris, IS = 5,2) et 104,4 µg/mL (A. vulgaris, IS = 4,5).
Conclusion
Les deux extraits exercent une activité antiprotozoaire sélective et dose-dépendante, B. vulgaris étant le plus efficace, en particulier contre L. major intracellulaire et T. vaginalis. Ces résultats soulignent leur potentiel comme sources naturelles antiprotozoaires et justifient des études complémentaires sur les constituants actifs, les mécanismes et l’efficacité in vivo.