Effets chémoprotecteur et régénérant des diarylheptanoïdes de l’écorce de l’aulne glutineux (Alnus glutinosa) sur des kératinocytes humains normaux
Référence : Fitoterapia 2015. — PMID 26162555 · DOI 10.1016/j.fitote.2015.07.003 Type : etude in vitro · Plante : Aulne glutineux · Propriété → Peau Accès : abstract seul (PubMed) → résumé traduit Fidélité : traduction fidèle de l’abstract. Appels [n] omis.
Résumé
Les plantes médicinales sont reconnues depuis l’Antiquité comme une source de divers agents thérapeutiques et beaucoup d’entre elles sont utilisées comme compléments alimentaires. Des approches globales sont nécessaires pour identifier les composants bioactifs ayant une activité manifeste contre des indications spécifiques et pour établir un meilleur lien entre la science (ethnobotanique, chimie, biologie et pharmacologie) et le marché. Récemment, l’écorce de l’aulne glutineux (Alnus glutinosa) est apparue sur le marché sous forme de complément alimentaire pour le traitement de différentes affections cutanées. Cette étude visait à évaluer les effets protecteurs de deux diarylheptanoïdes isolés de l’écorce de l’aulne glutineux : le platyphylloside, 5(S)-1,7-di(4-hydroxyphényl)-3-heptanone-5-O-β-D-glucopyranoside (1) et son analogue nouvellement découvert, le 5(S)-1,7-di(4-hydroxyphényl)-5-O-β-D-[6-(E-p-coumaroylglucopyranosyl)]heptan-3-one (2), vis-à-vis de l’activité dommageable de la doxorubicine. À cette fin, nous avons utilisé des cellules HaCaT, des kératinocytes humains non cancéreux couramment utilisés pour les études de régénération cutanée. Les diarylheptanoïdes ont significativement antagonisé les effets de la doxorubicine en diminuant la sensibilité des cellules HaCaT à ce médicament. Le composé 2 a empêché la mort cellulaire induite par la doxorubicine en activant l’autophagie. Les deux composés 1 et 2 ont protégé les cellules HaCaT contre les dommages à l’ADN induits par la doxorubicine. Ils ont significativement favorisé la migration et modifié la distribution de la F-actine. Ces résultats indiquent que les effets chémoprotecteurs des diarylheptanoïdes peuvent se produire à de multiples niveaux subcellulaires. Par conséquent, les diarylheptanoïdes 1 et 2 pourraient être considérés comme des agents protecteurs des cellules non cancéreuses en division pendant la chimiothérapie.