Avocatier — les insaponifiables d’avocat/soja topiques (ROCEN nanoliposomal) améliorent la survie de lambeaux cutanés aléatoires via la voie Akt/mTOR (2025)
Source : PMID 41222770 · Étude in vivo · (abstract seul)
Objectif
Les lambeaux cutanés aléatoires (« random-pattern ») sont largement utilisés en chirurgie reconstructrice ; toutefois leur viabilité est souvent compromise par la lésion d’ischémie-reperfusion, entraînant inflammation, stress oxydatif et apoptose. ROCEN, une formulation topique contenant des insaponifiables d’avocat/soja, a montré des propriétés anti-inflammatoires et régénératrices dans plusieurs modèles précliniques. Cette étude visait à évaluer les effets protecteurs du ROCEN topique sur la viabilité du lambeau, l’inflammation, l’apoptose et la signalisation moléculaire associée, dans un modèle de lambeau cutané aléatoire chez le rat.
Méthodes
Trente-deux rats Wistar mâles ont été répartis aléatoirement en quatre groupes : intact, lambeau non traité, véhicule (lécithine) et lambeau traité par ROCEN. Un lambeau cutané de 10 × 3 cm, à base caudale, a été réalisé selon la technique modifiée de McFarlane. Les traitements topiques ont été appliqués une fois par jour pendant sept jours consécutifs. Les critères comprenaient le pourcentage de nécrose du lambeau, un score histopathologique par coloration à l’hématoxyline-éosine, l’activité de la caspase-3, et les taux protéiques de TNF-α, de mTOR phosphorylé (p-mTOR) et de protéine kinase B phosphorylée (p-Akt).
Résultats
Le traitement par ROCEN a réduit significativement la surface nécrotique (23,8 % contre 56,6 % dans le groupe non traité ; p < 0,0001) et amélioré les scores histopathologiques (p < 0,05). Le ROCEN a également diminué le TNF-α (p < 0,05), l’activité de la caspase-3 (p < 0,01), et la phosphorylation de mTOR et d’Akt (p < 0,05 pour les deux), comparativement aux groupes non traité et véhicule.
Conclusion
Le ROCEN topique a amélioré la survie des lambeaux cutanés en atténuant l’inflammation, l’apoptose et la signalisation mTOR/Akt. Ces résultats soutiennent son potentiel comme traitement adjuvant en chirurgie reconstructrice. Des études complémentaires sont toutefois nécessaires pour confirmer son efficacité clinique et établir la sécurité de son application topique chez l’humain.