Benoîte commune — ellagitanins et autres polyphénols, avec les composants alimentaires, des plantes médicinales de la famille des Rosacées (dont Geum urbanum) (2025)

Source : PMID 41375170 · Revue · (abstract seul)

Objectif : Faire le point sur les plantes médicinales comestibles Sanguisorba officinalis L. (grande pimprenelle), Geum urbanum L. (benoîte commune) et Agrimonia procera Wallr. (aigremoine odorante) de la famille des Rosacées comme sources de tanins, notamment d’ellagitanins, et sur leurs composants alimentaires.

Méthodes : Revue des teneurs en composés phénoliques, en fibres alimentaires et en vitamine C de ces trois herbes, avec leurs usages traditionnels et leurs effets potentiels.

Résultats : Ces trois herbes constituent une source de tanins, en particulier d’ellagitanins, plusieurs fois plus riche que les baies, avec respectivement 3,0, 2,1 et 3,4 g/100 g de composés phénoliques en matière fraîche. Elles sont traditionnellement utilisées comme agents antibactériens, antidiarrhéiques et anti-inflammatoires pour les intestins. En tant que sources de composés phénoliques, surtout d’ellagitanins, elles ont un effet potentiellement bénéfique sur le profil lipidique du sang en réduisant le cholestérol total, le LDL-cholestérol et les triglycérides. Elles sont aussi une bonne source de fibres alimentaires (6,5 pour Sanguisorba, 8,2 pour Geum et 11,1 g/100 g de matière fraîche pour Agrimonia) et de vitamine C (toutes à 0,1 g/100 g de matière fraîche). Du fait de leur résistance aux maladies fongiques et aux pathogènes, ces plantes médicinales sont exemptes de résidus de pesticides.

Conclusion : Sanguisorba, Geum et Agrimonia sont savoureuses et aromatiques et peuvent servir de base à des plats, salades ou boissons.