Mélisse officinale — Melissa officinalis
Famille : Lamiacées · Partie utilisée : feuilles · Saveur : citronnée, aromatique Nom accepté : Melissa officinalis L. · Noms communs : mélisse, herbe au citron, mélisse citronnelle ⚠️ « Citronnelle » désigne aussi les Cymbopogon (graminées) — plantes différentes.
🌿 Ce qu’on en pratique (VOS notes — à compléter)
Cette section t’appartient. J’ai posé quelques amorces neutres (usage traditionnel) — à valider, corriger ou effacer.
- Usage traditionnel : calmante / sédative (anxiété, nervosité, troubles du sommeil, palpitations nerveuses) ; digestive (spasmes, ballonnements, « estomac nerveux ») ; antivirale (herpès labial, en usage externe). ⟨à valider / compléter⟩
- Préparation : infusion de feuilles (à départ à froid ; feuilles fraîches de préférence, l’arôme volatil se perd au séchage). ⟨tes dosages, durées, cures⟩
- Usage externe : crème/extrait pour l’herpès labial. ⟨tes préparations⟩
- Propriétés associées : Anxiété & sommeil · Digestion · Antiviral · Dépression & neuro · Circulation & cœur
📚 Notes de cours & revues (sources internes)
- Cours École lyonnaise des plantes médicinales — ⟨lien note⟩
- Revue ⟨titre / n°⟩ — ⟨lien vers le PDF sur le NAS⟩
🧭 Connaissances actuelles — synthèse (état des données au 2026-07)
Synthèse rédigée à partir des 14 études reliées ci-dessous, complétée par les données de référence. Chaque affirmation est rattachée à son niveau de preuve : essai humain, préclinique (animal/cellule) ou revue.
En deux lignes. La mélisse est aujourd’hui l’une des plantes calmantes les mieux documentées chez l’humain : son intérêt le plus solide porte sur l’anxiété, l’humeur et le sommeil. Le reste de son profil (antiviral, anti-inflammatoire, cardio-métabolique) repose surtout sur des travaux précliniques, cohérents mais à confirmer.
Le moteur chimique. L’essentiel de l’activité tient à l’acide rosmarinique (composé phénolique majeur), épaulé par d’autres acides phénoliques, des flavonoïdes et l’huile essentielle (citral, citronellal, géraniol). C’est ce composé que l’on retrouve derrière la plupart des effets mesurés.
Nerveux — anxiété, humeur, sommeil (le point fort, preuve humaine). Plusieurs essais cliniques convergent : la mélisse réduit l’anxiété, améliore l’humeur et la qualité du sommeil (baisse de l’insomnie, sommeil profond accru), à des doses très variables et avec une bonne tolérance. Un essai chez des diabétiques de type 2 montre aussi une baisse de la dépression. Mécanisme évoqué : modulation des voies GABA et cholinergique. C’est l’usage traditionnel calmant le mieux confirmé par la science actuelle.
Digestif & douleur (mixte). Un essai humain trouve un soulagement des tranchées du post-partum supérieur à un anti-douleur de référence ; en modèle animal, effet anti-inflammatoire/anti-œdème comparable à l’indométacine. Cohérent avec l’usage antispasmodique digestif traditionnel, mais peu d’essais dédiés à la digestion elle-même.
Antiviral (préclinique + tradition). Activité démontrée in vitro contre l’entérovirus 71 et le virus grippal H1N1 (portée par les phénols). Ces données appuient l’usage externe traditionnel contre l’herpès labial, mais restent au stade laboratoire.
Cœur & métabolisme (émergent). Cardioprotection en préclinique, baisse des palpitations nerveuses chez l’humain, et une méta-analyse (5 essais, 302 patients) indiquant une baisse des triglycérides, du cholestérol total et du LDL — HDL inchangé. Piste intéressante, mais petites études : à consolider.
Cancer (très préliminaire). Uniquement in vitro (cellules de cancer colorectal) : à ce jour aucune portée pratique, mentionné pour être complet.
Sécurité. Bien tolérée dans les essais (jusqu’à 500 mg d’acide rosmarinique), effets indésirables rares et légers.
À retenir pour la pratique : plante calmante/anxiolytique douce au socle scientifique humain rare pour une plante de ce type ; les autres propriétés sont plausibles mais encore à l’échelle préclinique.
🥗 Profil nutritionnel — synthèse (état des données au 2026-07)
Plante aromatique ou médicinale utilisée en quantités infimes — contribution nutritionnelle négligeable à la dose culinaire. Section non applicable.
🧪 Phytochimie
🔬 Études pharmacologiques (traductions fidèles, sans interprétation)
Principe : traduction intégrale et fidèle du texte des auteurs, VO conservée sous chaque abstract si étude payante. Conduite : étude payante → abstract traduit ; étude en accès libre → texte intégral traduit. 💡 La mélisse est l’une des rares plantes du wiki avec de nombreux essais cliniques humains.
📖 En accès libre — texte intégral traduit (14/14 études faites)
Anxiété / sommeil / cognition · Mélisse — efficacité clinique & tolérance (Nutrients 2024) ⭐ — améliore anxiété, humeur, sommeil (80–5000 mg/j, bien tolérée ; voies GABA/cholinergique). · Mélisse — phytosome & qualité du sommeil, essai (Nutrients 2024) ⭐ — essai croisé : ↓ insomnie (ISI −2,9), ↑ sommeil profond. · Mélisse — effets sur la cognition et le sommeil (IJMS 2025) — revue (acide rosmarinique) ; preuve encore préliminaire. Dépression · Mélisse — dépression & anxiété chez diabétiques type 2, essai (BMC Complement Med 2023) ⭐ — ECR : ↓ dépression (BDI-II) & anxiété (BAI). Antiviral · Mélisse — activité anti-entérovirus 71 (Sci Rep 2017) — acide rosmarinique bloque l’EV71 (préclinique). · Mélisse — potentiel antiviral contre la grippe (Sci Rep 2025) — virucide H1N1 in vitro (phénols). Anti-inflammatoire / douleur · Mélisse — effets anti-inflammatoire & antioxydant (Iran J Pharm Res 2022) — anti-œdème ≈ indométacine (rat). · Mélisse — tranchées post-partum, essai randomisé (J Caring Sci 2019) ⭐ — soulage les tranchées mieux que l’acide méfénamique. Circulation / métabolique · Mélisse — cardioprotection (Front Physiol 2021) — cardioprotection préclinique ; palpitations ↓ chez l’humain. · Mélisse — effets sur les lipides sériques, essai (BMC Complement Med 2024) ⭐ — méta-analyse : ↓ triglycérides/cholestérol/LDL. Sécurité · Mélisse — pharmacocinétique, sécurité & tolérance (PLoS One 2015) ⭐ — bien tolérée (jusqu’à 500 mg acide rosmarinique). Cancer · Mélisse — apoptose & inhibition de migration, cancer (ACS Omega 2020) — cancer colorectal HCT116 (in vitro). Revues · Mélisse — composition & effets pharmacologiques, revue (IJMS 2022) · Mélisse — constituants & activités biologiques, revue (Evid Based Compl 2021)
🔒 Payantes — résumé (abstract) traduit
(aucune : les 14 études retenues sont toutes en accès libre)
📑 Voir l’_INDEX études mélisse officinale (accès libre) — 689 études PubMed, 14 retenues, 14 traduites. ✅ (1 revue antivirale rétractée écartée & remplacée)
✅ À vérifier / à faire
- Compléter « Ce qu’on en pratique » (tes notes, dosages, usage herpès)
- Relier les revues PDF correspondantes du NAS
🔖 Méta
Nom accepté : Melissa officinalis L. · Lamiacées Composés typiques : acide rosmarinique (majeur), acides phénoliques, flavonoïdes, HE (citral = néral + géranial, citronellal, géraniol). Statut : fiche en cours (modèle pissenlit) · Mise à jour : 2026-07-04