Aconit napel — quantification de l’aconitine post-mortem : trois cas mortels d’empoisonnement
Source : Drug Testing and Analysis, 2013 (5(9-10):753-62) · PMID 23749589 · Type : méthode analytique + trois cas mortels · (abstract seul)
Objectif
Développer et valider une méthode de dosage de l’aconitine (alcaloïde diester-diterpénique) dans des prélèvements post-mortem, et l’appliquer à trois cas où une ingestion suicidaire d’Aconitum napellus L. était supposée.
Méthodes
Dosage par chromatographie liquide couplée à la spectrométrie de masse en tandem (LC-MS/MS). Linéarité de 0,5 à 20 µg/L, sérum de veau nouveau-né comme matrice d’étalonnage de substitution, mésaconitine comme étalon interne. La validation (sélectivité, sensibilité, précision, exactitude, rendement d’extraction, effet de matrice, stabilité) a confirmé l’applicabilité à diverses matrices post-mortem. Dans le sang périphérique : limite de quantification 0,51 µg/L, limite de détection 0,13 µg/L.
Résultats
L’aconitine se dégrade fortement à +20 °C sur 30 jours, mais reste stable à -20 °C (et à +4 °C pour certaines matrices). Concentrations mesurées : sang périphérique 10,3-17,9 µg/L (n=3) ; sang cardiaque 14,9-87,9 µg/L (n=3) ; urine 317-481 µg/L (n=2) ; contenu gastrique 609-4040 µg/L (n=3) ; bile 139-240 µg/L (n=2) ; humeur vitrée 8,4 µg/L ; liquide péricardique 54,7 µg/L ; foie 492 µg/kg ; liquides non identifiés saisis sur place 15,2-19,7 mg/L (n=3).
Conclusion
Avec les circonstances concomitantes, les données analytiques ont fourni une preuve convaincante que l’intoxication aiguë par Aconitum était la cause des décès.