Aconit napel — Aconitum napellus
Famille : Renonculacées · Partie utilisée : — (usage interne PROSCRIT ; homéopathie uniquement) · Saveur : NE PAS GOÛTER Nom accepté : Aconitum napellus L. · Noms : aconit napel, casque de Jupiter, char de Vénus, capuchon de moine (monkshood) ☠️☠️☠️ PLANTE MORTELLE — l’une des plus toxiques de la flore européenne. Toute la plante contient de l’aconitine (alcaloïde diterpénique), neurotoxique et cardiotoxique : quelques grammes de racine (ou l’aconitine par la peau) suffisent à tuer (troubles du rythme, paralysie). Fleurs bleu-violet en casque, en épi. Aucune automédication, aucun usage interne domestique. Seul usage actuel : homéopathie (dilutions Aconitum, remède de la peur/du choc/de la fièvre brutale). ⚠️ Confusions mortelles documentées. ⟨à valider⟩
🌿 Ce qu’on en pratique (VOS notes — à compléter)
Amorces neutres — à valider, corriger ou effacer.
- Usage : en pratique, AUCUN usage interne sûr. Historiquement antalgique/névralgies et fébrifuge, abandonné (marge thérapeutique nulle). Usage contemporain = homéopathie (Aconitum napellus en dilutions : états fébriles à début brutal, angoisse, choc). ⟨à compléter selon ta pratique homéo⟩
- ⚠️⚠️⚠️ Sécurité (VITAL) : plante mortelle. Ne jamais ingérer, ne jamais préparer de tisane/teinture maison ; l’aconitine passe la peau (porter des gants pour l’arracher au jardin). Signes d’intoxication : fourmillements/engourdissement bouche et membres, nausées, arythmies ventriculaires, hypotension, paralysie → urgence vitale (appeler le centre antipoison / 15). Confusions dangereuses : jeunes feuilles prises pour de la livèche, du céleri, du persil ou de la mâche ; racine/tubercule pris pour du raifort, du topinambour ou du navet. ⟨tes précautions⟩
- Propriétés associées : Sécurité & interactions · Circulation & cœur · Homéopathie · Antioxydant · Antiparasitaire
📚 Notes de cours & revues (sources internes)
- Cours École lyonnaise des plantes médicinales — ⟨lien note⟩
- Matière médicale homéopathique (Aconitum napellus) — ⟨lien note⟩
🧭 Connaissances actuelles — synthèse (état des données au 2026-07)
Synthèse rédigée à partir des 10 études reliées ci-dessous. Chaque affirmation est rattachée à son niveau de preuve : essai humain, préclinique ou toxicologique.
En deux lignes. L’aconit napel est la plante la plus dangereuse de la flore européenne. Sa place dans ce wiki est celle d’une fiche de sécurité : la littérature scientifique associée documente quasi exclusivement des empoisonnements mortels et des accidents. L’unique usage contemporain légitime est homéopathique, à des dilutions qui rendent la substance inactrice.
Le moteur chimique. L’aconitine (alcaloïde diterpénique) est le poison central — neurotoxique et cardiotoxique à très faible dose. Elle agit en maintenant ouverts les canaux sodiques voltage-dépendants, provoquant paralysie et arythmies fatales. L’étude électrophysiologique (Fitoterapia 2013) confirme que parmi huit alcaloïdes identifiés, seule l’aconitine bloque les canaux GIRK (potassium cardiaque) de façon significative — ce qui explique mécanistiquement les arythmies ventriculaires observées cliniquement. Elle passe la peau.
Toxicologie — ce que disent les études (données réelles, essais humains involontaires).
- Trois cas mortels documentés (Drug Test Anal 2013) : concentrations post-mortem en aconitine mesurées dans sang, urines et vitrée — données de référence pour la médecine légale.
- Cas de gélules artisanales (Clin Toxicol 2005) : empoisonnement aigu sévère, toxicocinétique détaillée.
- Confusion de feuilles d’aconit avec la livèche (Anaesthesist 2021) : cas documenté d’intoxication par erreur de récolte — confusion la plus fréquente en Europe.
- Arythmies ventriculaires malignes (Neth Heart J 2008) : cas avec documentation ECG.
- Sulfate de magnésium à haute dose utilisé comme antidote en urgence (Anaesthesist 2015) : résultats favorables sur les arythmies dans ce contexte.
Homéopathie (2 essais, résultats non concluants). Un essai randomisé en double aveugle chez le volontaire sain (Forsch Komplementmed 2009) ne montre aucun effet d’une dilution homéopathique Aconitum sur des paramètres mesurés. Un modèle animal (lapin, fièvre induite ; J Integr Med 2017) montre un résultat légèrement positif sur les ultra-hautes dilutions — mais les limites méthodologiques sont importantes. En l’état, les données scientifiques ne valident pas d’effet spécifique au-delà du placebo pour les dilutions homéopathiques.
Phytochimie secondaire (préclinique, anecdotique). Des glycosides de flavonol isolés montrent une activité antiradicalaire (DPPH, Fitoterapia 2006) et anti-Acanthamoeba (Parasitology 2021). Ces données n’ont aucune portée pratique pour cette plante.
☠️ À retenir sans ambiguïté : pas d’usage phytothérapique interne possible — aucune dose thérapeutique fiable n’existe en dehors des dilutions homéopathiques. L’intérêt de cette fiche est de connaître la plante pour la reconnaître, l’éviter et identifier une intoxication.
🥗 Profil nutritionnel — synthèse (état des données au 2026-07)
⚠️ Plante hautement toxique — aucun usage alimentaire possible. Section non applicable.
🥗 Phytonutrition
Magnésium · Potassium · ALA (oméga-3)
🧪 Phytochimie
🔬 Études pharmacologiques (traductions fidèles, sans interprétation)
Conduite : la littérature de cette plante est d’abord toxicologique (cas d’empoisonnements et de décès). Elle est restituée fidèlement — c’est le message de sécurité central. Sont écartés un article « neuroprotecteur » rétracté et une pharmacologie « antidiabétique » des tubercules douteuse (irresponsable pour une plante mortelle). Accès libre → texte intégral ; abstract seul sinon.
☠️ Sécurité & interactions → Sécurité & interactions
Aconit napel — quantification de l’aconitine dans des prélèvements post-mortem, trois cas mortels d’empoisonnement à l’aconit (Drug Test Anal 2013) · Aconit napel — empoisonnement aigu sévère par gélules artisanales d’Aconitum napellus : données toxicocinétiques et cliniques (Clin Toxicol 2005) · Aconit napel — intoxication à l’aconitine par confusion des feuilles d’aconit avec la livèche (Anaesthesist 2021) · Aconit napel — sulfate de magnésium à haute dose dans le traitement de l’empoisonnement à l’aconit (Anaesthesist 2015)
❤️ Circulation & cœur → Circulation & cœur
Aconit napel — arythmies ventriculaires malignes par intoxication accidentelle à Aconitum napellus (Neth Heart J 2008) · Aconit napel — alcaloïdes diterpéniques et activité sur les canaux potassiques GIRK (Fitoterapia 2013)
🧫 Homéopathie → Homéopathie
Aconit napel — test d’une dilution homéopathique, essai randomisé en double aveugle, croisé, chez le volontaire sain (Forsch Komplementmed 2009) · Aconit napel — dilutions homéopathiques ultra-hautes sur la fièvre induite par la levure chez le lapin (J Integr Med 2017)
🧪 Antioxydant → Antioxydant
Aconit napel — activité antiradicalaire (DPPH) de deux glycosides de flavonol (Fitoterapia 2006)
🪱 Antiparasitaire → Antiparasitaire
✅ À vérifier / à faire
- Compléter la partie homéopathie (indications, dilutions) selon tes notes
- Mettre bien en avant la fiche sécurité (mortelle, confusions)
🔖 Méta
Nom accepté : Aconitum napellus L. · Renonculacées Composés typiques : alcaloïdes diterpéniques — aconitine (le poison, neuro- et cardiotoxique), mésaconitine, hypaconitine ; flavonol-glycosides. Statut : fiche sécurité / plante toxique · 10 études (toxicologie + cardiologie + homéopathie + phytochimie) · Mise à jour : 2026-07-08