L’extrait aqueux d’Agrimonia eupatoria L. améliore la cicatrisation des plaies cutanées : une étude in vitro sur des fibroblastes et des kératinocytes et une étude in vivo chez le rat

Référence : In Vivo 2022. — PMCID PMC9087068 / PMID 35478102 · DOI 10.21873/invivo.12822 Type : etude in vitro et in vivo · Plante : Aigremoine eupatoire · Propriété → Peau Accès : abstract seul (PubMed) Fidélité : traduction intégrale et fidèle du texte des auteurs. Appels [n] omis ; figures/tableaux « [ ] ».


Résumé

Contexte/objectif : Nous avons précédemment montré que l’extrait aqueux d’Agrimonia eupatoria L. (AE) est une source précieuse de polyphénols dotés d’excellentes propriétés antioxydantes et qu’il possède un potentiel clinique pour la prévention et/ou le traitement adjuvant des complications cardiovasculaires associées au diabète. Inspirés par nos données précédemment publiées, dans la présente étude nous avons examiné si AE améliore la cicatrisation des plaies cutanées dans une série d’expériences in vitro et in vivo.

Matériels et méthodes : En détail, nous avons étudié la capacité de l’extrait AE à induire la conversion des fibroblastes en myofibroblastes, le dépôt de matrice extracellulaire (MEC), ainsi que la prolifération/différenciation des kératinocytes, in vitro. En parallèle, dans un modèle animal, nous avons mesuré la résistance à la traction (TS) des plaies et évalué la progression des plaies ouvertes au moyen de l’histologie de base et de l’immunofluorescence.

Résultats : L’extrait AE a induit le phénotype de type myofibroblaste et a renforcé le dépôt de MEC, à la fois in vitro et in vivo. De plus, la TS des plaies des incisions cutanées et les taux de contraction des excisions ouvertes ont été significativement augmentés dans le groupe traité par AE.

Conclusion : Les présentes données montrent que l’extrait aqueux AE améliore significativement la cicatrisation des plaies cutanées ouvertes et suturées. Par conséquent, nos données justifient des essais supplémentaires dans des modèles animaux qui sont physiologiquement et évolutivement plus proches des humains.