Airelle rouge — Vaccinium vitis-idaea

Famille : Éricacées · Partie utilisée : baies (fruits), feuilles · Saveur : fruit acidulé-astringent Nom accepté : Vaccinium vitis-idaea L. · Noms : airelle rouge, airelle du mont Ida, lingonberry, cowberry 🌿 Petit sous-arbrisseau des landes et forêts froides, à baies rouges acidulées. Proche de la myrtille et de l’airelle des marais mais fruit rouge. Riche en proanthocyanidines et arbutine. Usages traditionnels : antiseptique urinaire (feuille, comme la busserole — infections urinaires), astringent/antidiarrhéique, antioxydant ; recherche moderne surtout métabolique (anti-obésité), anti-inflammatoire et anticancéreuse. ⟨à valider⟩


🧭 Connaissances actuelles — synthèse (état des données au 2026-07)

L’airelle rouge se distingue de ses cousines Vaccinium par son fruit rouge et sa richesse en arbutine (feuille) et proanthocyanidines. L’usage traditionnel le plus caractéristique — antiseptique urinaire via l’arbutine — reste peu étayé par des essais récents spécifiques, mais la recherche moderne s’est surtout concentrée sur le métabolisme lipidique/glycémique et l’anticancéreux.

Composés clés : proanthocyanidines (tanins condensés, astringence) ; arbutine et hydroquinone dans les feuilles (antiseptique urinaire) ; anthocyanes (fruit rouge) ; acides phénoliques ; triterpénoïdes cuticulaires ; flavonoïdes.

Métabolisme & glycémie : l’extrait de peau prévient la prise de poids et l’hyperglycémie chez la souris sous régime gras (Nutrients 2024) ; modulation de l’expression des gènes hépatiques (Nutrients 2021) ; propriétés hypolipémiantes des polysaccharides du marc (Foods 2022). Données exclusivement animales et in vitro — pas d’essai clinique humain.

Anti-inflammatoire : des composés phénoliques orientent les macrophages vers le phénotype anti-inflammatoire M2 (Biomedicines 2022) — mécanisme pertinent pour les affections chroniques, mais données cellulaires uniquement.

Antimicrobien : activités antimicrobiennes documentées in vitro (J Ethnopharmacol 2022) ; soutien mécanistique à l’usage urinaire traditionnel via l’arbutine, mais sans essai clinique récent dédié à l’airelle rouge (les essais existants portent surtout sur la busserole).

Peau : proanthocyanidines des feuilles, perspectives en cicatrisation et formulation topique (Plants 2022) — données préliminaires in vitro.

Antioxydant : activité antioxydante cellulaire des composés phénoliques bien caractérisée (Antioxidants 2022) ; revue des bioactivités in vitro et in vivo chez l’homme (Microorganisms 2024).

Cancer : triterpénoïdes cuticulaires avec potentiel anticancéreux (Antioxidants 2023) ; activité anti-carcinome hépatocellulaire via PSMB8 sur cellules HepG2 (Curr Issues Mol Biol 2026). Données in vitro exclusivement.

Sécurité : baie aliment bien tolérée. Feuille : arbutine métabolisée en hydroquinone → cures courtes impératives, éviter grossesse et insuffisance rénale (comme la busserole). Urine alcaline nécessaire pour l’effet antiseptique (régime pauvre en viande).


🌿 Ce qu’on en pratique (VOS notes — à compléter)

Amorces neutres — à valider, corriger ou effacer.

  • Usage traditionnel : feuille = antiseptique des voies urinaires (cystites, comme la busserole, via l’arbutine) et astringente ; baie = vitaminée, antioxydante, antidiarrhéique, de conservation (confitures nordiques). ⟨à compléter⟩
  • Préparation : infusion/décoction de feuilles (courtes cures urinaires), baies fraîches/confites, jus. ⟨tes recettes⟩
  • ⚠️ Sécurité : feuille riche en arbutine/hydroquinone et tanins → cures courtes seulement (éviter usage prolongé, grossesse) ; baie très bien tolérée (aliment). ⟨tes précautions⟩
  • Propriétés associées : Métabolisme & glycémie · Anti-inflammatoire · Antimicrobien · Peau · Antioxydant · Cancer

📚 Notes de cours & revues (sources internes)

  • Cours École lyonnaise des plantes médicinales — ⟨lien note⟩

🥗 Profil nutritionnel — synthèse (état des données au 2026-07)

Synthèse à partir des données USDA (lingonberry) et de l’étude Hellström et al. 2010 (J Agric Food Chem). Chaque affirmation est rattachée à son niveau de preuve.

En deux lignes. L’airelle rouge (Vaccinium vitis-idaea, lingonberry) est une baie nordique dense en polyphénols — anthocyanes et proanthocyanidines notamment — avec une acidité modérée permettant la consommation directe à maturité. Sa teneur en vitamine C et en manganèse est notable.

Macronutriments (100 g frais — données analytiques, Hellström 2010)

ComposantValeur
Énergie≈ 50 kcal
Eau≈ 87 %
Glucides≈ 12 g
Fibres≈ 2,8 g
Sucres≈ 7 g

Vitamines et minéraux

  • Vitamine C : 12–15 mg/100 g (≈ 14–17 % AJR). (Analytique)
  • Manganèse : élevé parmi les baies (valeur exacte variable selon l’origine géographique).
  • Vitamine E, vitamine K : présentes à des taux modestes.

Composés bioactifs

  • Anthocyanes : cyanidine-3-galactoside (dominant), cyanidine-3-glucoside — 80–200 mg/100 g. (Analytique)
  • Proanthocyanidines : activité prébiotique et antiadhérence bactérienne (similaire à V. oxycoccos). (Préclinique)
  • Acide benzoïque naturel : propriété conservatrice naturelle (baie bien conservée en nature).
  • Quercétine : présente à des niveaux appréciables dans la peau. (Analytique)

À retenir pour la pratique : baie nordique consommée en compote, confiture ou sauce (canard, gibier). Riche en anthocyanes. La teneur en acide benzoïque naturel explique la conservation prolongée. Usage prébiotique et antioxydant bien plausible, essais humains limités.


🥗 Phytonutrition

Vitamine C · Vitamine E · Vitamine K · ALA (oméga-3) · Manganèse


🧪 Phytochimie

Quercétine · Tanins · Anthocyanes · Proanthocyanidines (OPC)


🔬 Études pharmacologiques (traductions fidèles, sans interprétation)

Conduite : résultats concrets (in vivo / in vitro / revue). Recherche moderne surtout métabolique, anti-inflammatoire et anticancéreuse ; l’usage urinaire traditionnel repose sur l’arbutine (peu d’essais dédiés récents). Accès libre → texte intégral ; abstract seul sinon.

🩸 Métabolisme & glycémie → Métabolisme & glycémie

Airelle rouge — l’extrait de peau prévient la prise de poids et l’hyperglycémie dans un modèle d’obésité induite par un régime gras (souris) (Nutrients 2024) · Airelle rouge — effets de la supplémentation sur l’expression des gènes hépatiques chez la souris sous régime gras (Nutrients 2021) · Airelle rouge — polysaccharides et conjugués polyphénol-polysaccharide du marc : propriétés antioxydantes et hypolipémiantes (Foods 2022)

🔥 Anti-inflammatoire → Anti-inflammatoire

Airelle rouge — des composés phénoliques orientent la polarisation des macrophages vers le phénotype anti-inflammatoire M2 (Biomedicines 2022)

🦠 Antimicrobien → Antimicrobien

Airelle rouge — activités antimicrobienne, antioxydante et anti-inflammatoire des extraits et fractions (J Ethnopharmacol 2022)

🩹 Peau → Peau

Airelle rouge — proanthocyanidines des feuilles : perspectives en cicatrisation et conception d’une administration topique (Plants 2022)

🧪 Antioxydant → Antioxydant

Airelle rouge — composés phénoliques bioactifs : extraction, caractérisation et activité antioxydante cellulaire (Antioxidants 2022) · Airelle rouge — bioactivités des composés phénoliques du fruit : revue d’études in vitro et in vivo chez l’homme (Microorganisms 2024)

🧬 Cancer → Cancer

Airelle rouge — fractionnement et caractérisation des triterpénoïdes des cires cuticulaires et leur potentiel anticancéreux (Antioxidants 2023) · Airelle rouge — PSMB8, cible centrale de l’activité anti-carcinome hépatocellulaire de l’extrait (cellules HepG2) (Curr Issues Mol Biol 2026)


✅ À vérifier / à faire

  • Compléter « Ce qu’on en pratique » (usage urinaire, confitures)
  • Distinguer des autres airelles/myrtille

🔖 Méta

Nom accepté : Vaccinium vitis-idaea L. · Éricacées Composés typiques : proanthocyanidines, arbutine (feuille — antiseptique urinaire), anthocyanes (fruit), acides phénoliques, triterpénoïdes ; flavonoïdes. Statut : fiche en cours · 10 études (in vivo + in vitro + revue) · Mise à jour : 2026-07-08